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Philosophie et engagement

Beaucoup de gens ont une philosophie de la vie plus incarnée et plus palpitante que nombre de philosophes patentés. L'expression prendre la vie en philosophe signifie voir la vie avec la sérénité que procure la sagesse. Cela ne veut pas nécessairement dire "être sage comme une image", mais plutôt développer une manière de penser et d'agir qui répond positivement aux valeurs morales que sont le beau, le bien et le vrai comme disait Platon.

Philosopher est l'art de penser aux choses essentielles et aux principes universels en pratiquant une méthode rationnelle, logique.

La chose la plus essentielle que j'ai apprise en philosophie, et que la vie quotidienne m'a confirmée, c'est qu'il faut apprendre à apprendre. C'est pourquoi je me considère comme un éternel étudiant. On apprend pour comprendre pourquoi on est vivant, pourquoi la vie existe et pourquoi les autres existent. Philosopher, c'est se poser des questions sur le pourquoi des choses. La science aidant, on apprend le comment des choses. Apprenant, on se rend compte qu'il faut aussi apprendre à désapprendre, à devenir comme une page blanche dont on scrute le silence, avant de finalement réussir à poser les bonnes questions : C'est quoi la vie avant la mort? Pourquoi vivre? Pourquoi mourir?

Si la première réponse consiste à donner un sens à sa vie personnelle et à la vie en société, la première question est de savoir pourquoi et comment le trouver. Cela suppose qu'un système de valeurs bien incarné présidera à nos actions. Souvent, ce système de valeurs nous est transmis de manière presque génétique. Or, la valeur qui prend trop souvent la première place dans notre système social est celle de l'avoir. Avoir l'air d'être quelqu'un de bien, apparaître comme quelqu'un qui a du pouvoir, bien paraître aux yeux des autres semblent être les objectifs que poursuivent trop de gens à l'identité précaire. Quand on pense comme un prédateur, la vie des autres et celle de la faune et de la flore peuvent ne pas valoir plus que l'avoir monétaire qu'elles représentent. Pour beaucoup de gens, la vie vaut ce que vaut leur compte en banque, la vie n'a de sens que si l'on possède assez d'argent pour se payer ce que l'on veut et ne pas avoir besoin des autres. Bien sûr, l'accession à l'autonomie matérielle peut correspondre à la liberté. mais que nous reste-t-il quand on a trouvé que la conquête de l'avoir donnait un sens à nos actions? Il reste à trouver le sens profond de notre être : la conquête de soi, la liberté.

La liberté ne s'accomplit que dans le partage et non dans la soif de profit. Comme le canyon entre les riches et les pauvres s'approfondit chaque jour et constitue le problème le plus grave de notre civilisation, on divise le monde en deux : ceux qui ont et ceux qui n'ont pas. Ce choc entre l'être et l'avoir est la question fondamentale sur cette planète. Ceux qui ont savent et ceux qui n'ont pas sont maintenus dans l'analphabétisme. Le problème est que beaucoup de riches sont pauvres d'esprit et que beaucoup de pauvres n'ont pas le temps de faire de la philosophie alors que leur ventre crie famine et soif. Le sens de la vie pour eux est directement relié à celui de la survie.

Lorsqu'il s'agit de connaître le sens de la vie, la raison d'être de sa propre existence, il arrive que la raison, aide précieuse pour mesurer les choses, devienne la principale entrave. Comme les assises de la raison sont le temps et l'espace, il nous reste à trouver le fondement de l'espace-temps : l'éternel et l'infini, la présence totale à l'instant. Pour cela, il faut donc également apprendre à ne pas penser, à plonger dans ce que la raison ne peut mesurer. L'infini, l'éternel ne se pensent pas ; ils se ressentent et ouvrent le coeur à la beauté des choses. C'est du royaume du silence mental, entre l'inspir et l'expir, qu'émerge la source véritable de toute pensée, laquelle nous amène à poser la seule question possible : C'est quoi la vie après la mort et quand la matière se transforme, l'esprit y reste-t-il à demeure?

Peut-être la première question primordiale devrait-elle être : C'est quoi la vie avant la vie? et qui est ce Dieu qui l'a créée? Autrement dit, quel est le sens de l'évolution? Si l'on peut répondre à cette question, c'est que l'on comprend qu'il ne peut y avoir d'évolution pour l'humanité qu'à condition de respecter et de protéger la biodiversité (la nature, la vie matérielle) et la diversité culturelle (la vie en société). Chose certaine, quelle que soit la question que l'on pose pour comprendre l'essence de notre existence et de notre mort, elle sera toujours la bonne si elle accélère notre processus d'évolution vers un mieux-être et un plus-être dont le fondement est la vérité. Elle sera toujours la bonne si elle correspond à un oui inconditionnel à notre propre vie et à toutes les formes de vie sur Terre. L'important, c'est de devenir de plus en plus conscient.

N'est-il pas curieux de constater, dans un monde où les valeurs morales et l'éthique des transnationales s'effritent, combien les esprits les plus éclairés appellent à un retour à la substance et aux valeurs humaines fondamentales? Parce que le monde de l'avoir n'a pas de sens en soi, il ne se pose jamais de questions essentielles. Mourir les poches pleines d'or et d'argent est-il vraiment le meilleur destin? C'est pourquoi la philosophie des temps sort souvent de la bouche des enfants, qui, eux, posent toujours des questions et sont encore capables d'émerveillement, d'étonnement. Être toujours étonné d'être vivant, c'est comme cela que commence la philosophie. Avoir une philosophie de la vie, c'est savoir pourquoi être plutôt que de ne pas être.

Cela dit, c'est souvent dans de simples chansons que passe la philosophie des temps. Je fais peut-être plus de la philosophie dans ce que j'exprime en peignant une toile, en élaborant une sculpture, en jouant de la trompette, en écrivant un poème ou en chantant que dans toutes les allocutions que je prononce sur la place publique. Aujourd'hui, chaque fois que, dans les entreprises et dans les grandes organisations, je prononce une conférence organisée par Archétypes-Inter (dont la devise est : un juste milieu entre la performance et l'humain), je donne un cours de philosophie. Chaque fois que, au nom de Eau Secours!, je me prononce pour la protection de l'eau ou de la biodiversité ou de la diversité culturelle, je donne un cours de philosophie.

Mais dans le sens strict du terme, frais émoulu de la Faculté de philosophie de l'Université de Montréal, j'ai enseigné la logique, la théodicée et la philosophie de la nature à l'École des infirmières, puis au cégep Maisonneuve, la phénoménologie et l'esthétique selon l'approche de Heidegger, Merleau-Ponty et Mikel Dufrenne. Ma thèse de licence en philosophie, scrutant les subtilités de la phonologie et de la linguistique, s'intitulait Le sens est tout entier dans le son. On voit déjà mon intérêt très aigu pour l'oralité du langage et la raison pour laquelle toute ma poésie, sur le plan strictement formel, s'applique à restituer aux mots le potentiel énergisant de leur substance sonore et rythmique. Voulant approfondir ma connaissance du langage poétique, j'avais commencé de rédiger ma thèse de doctorat en plongeant dans l'univers de Saint-Denys Garneau, l'un de nos plus grands poètes. La tentation de l'absolu était l'objet de ma recherche. Comme j'écrivais de plus en plus de poèmes, j'ai fini par publier deux recueils de poèmes en lieu et place de la finalisation de ma thèse. Cependant, toute la philosophie que j'avais apprise y transparaissait.



Pour mieux connaître Raôul Duguay, le philosophe :

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